Chacun de nous passe de longues périodes au cours desquelles il n'existe absolument pas mais se borne à feindre d'exister.
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L'humanité est un gigantesque Etat qui, soyons sincères, à chaque réveil nous donne la nausée.
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À moi aussi, mes professeurs n'ont rien donné d'autre que leur incapacité, me dis-je. À moi aussi ils n'ont rien enseigné d'autre que le chaos. En moi aussi ils ont détruit pour des dizaines d'années avec la plus grande brutalité tout ce qu'il y avait originellement en moi pour me développer, avec toutes les possibilités de mon intelligence, dans un univers qui était le mien.
... le temps fait toujours de ses témoins des témoins oublieux.
Il est possible que l'on soit sauvé par le simple fait de comprendre clairement un moment décisif et de faire une analyse de tout ce qu'implique ce moment.
Quand nous regardons les hommes, nous les voyons tantôt dans leur détresse, tantôt à la recherche de leur détresse. Il n'y a pas d'homme sans la détresse humaine.
Dans la même œuvre
Celui qui lit tout n'a rien compris.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
Seul l'imbécile admire, l'intelligent n'admire pas, il respecte, estime, comprend, voilà.
La vérité, c'est bien que je me fais l'effet d'un mort, d'un mort qui a encore à vivre.
L'admiration est plus facile que le respect, que l'estime, l'admiration est le propre de l'imbécile.